Le marché du disque en Belgique est un marché totalement biaisé, une logique ultra libérale où les seuls arbitres sont ceux qui tiennent les rennes,en clair, les majors qui peuvent se payer les espaces pub d' MCM, MTV,Fun radio, NRJ, radio contact, ectt qui les font payer extrêmement cher, rendant ainsi les ondes innacessibles à ceux dont le budget promo reste pauvre. Résultat: seules les grosses maisons de disque peuvent passer en radio et se payer de la visibilité.
Les programmateurs radio eux-même subissent des pressions de la régie pub, qui cible volontairement un public aisé, formaté, et politiquement correct.
Certains viendront en nous expliquant que le marché du disque va mal, qu'il est en chute, en recession de x pourcent,à cause des méchants pirates qui téléchargent , que c'est pour ça qu'il ne prennent plus de nouveaux artistes.
Mon Q, depuis l'enregistreur cassette on nous raconte que le marché du disque est en crise et parce que le discours perpépetuel de la crise permet aux grosses majors d'avoir une plus grande emprise sur le marché. En martelant ce discours dans la tête des artistes, on les pousse à accepter de lourds compromis et à se rendre complices d'un systeme qui, même si il devait fonctionner, donne aux auteurs d'albums une infime partie de ce qui leur devrait être dû. Finalement, on ne laisse aux artistes que le choix de se formater ou d'abandoner, parce que les coûts d'un album sont extrêmement élevés. Il faut compter par exemple le studio à +- 9000 euro pour un album.
Ce que les majors omettent volontairement de préciser c'est qu'au même moment leurs revenus se diversifient, ce qu'elles perdent en cd vendus, elles le récupèrent en sonneries de gsm et aussi en titres vendus légalement sur Internet.
Qu'on ne croit pas que quand le marché du disque ira mieux, il y aura une plus grande variété d'artistes, le but de toute entreprise dans ce modèle économique est de MAXIMISER le profit avec le MOINS d'effectif possible, au mieux il y aura peut-être juste plus de travail dans la section marketing.
Qu'on n'essaye pas alors de nous faire chialer parce que Sony ou Universal perdent une dizaine de millions d'euro sur les centaines engrangées et qu'on ne sorte pas les violons parce que quelques uns de leurs actionnaires ne pourront peut-être pas se payer la piscine de leurs rêves ou les poignées incrustées de diamants qu'ils voulaient mettre à leurs portes.
En passant, une des raisons qui fait que les gens achètent moins d'albums pourrait se trouver dans le "ras le bol" des merdes qu'on leur propose.
Force est malheureusement de constater que dans toutes les sphères, la même logique domine, celle du fric. "code rouge"


